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Runtime: 54'44''

«OCP stands for Operador de Cabine Polivalente, an ongoing sound project by João Ricardo, a portuguese born world citizen. OCP has released before for the excellent half portuguese/half japanese MiMi Records and for the young but already great british Serein Net-audio Label. João Ricardo suits up his OCP moniker whenever he wants "(...)to develop uncommon sound textures / patterns / compositions taking different approaches, applying diverse techniques." He also produces as Pygar, together with his friend Hugo Olim.
Some months ago, João submitted this 'Sound Check' piece to Test Tube, asked me to listen to it and later to think about publishing it. Usually I like long pieces, yes, but this one got my special attention. This 55 minute track is not your typical drone-ambient-long-as-hell-track that makes you want to go to bed. No. 'Sound Check' has many different personalities inside its shell, many different mood shifts. It has ambient moments, noise and glitch parts, beat sequences, everything you can imagine in the abstract electronics genre. It's sad sometimes, but also has its bright and sunny moments. Taking its title literally, it could be a sound check for João's latest sound database, a work in progress for something else yet to be born. But it's already alive, trying to break the outside shell and mutate into that 'something else'.
One of my favorite sequences starts at minute 20, a funky electro/IDM driven dialogue that wants to pull you out of your chair and throw you into the dancefloor, but never makes the decision. Mighty, mighty sound check.»
- Pedro Leitão

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01 • Sound Check ............................................................................ pt us
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Reviews:

«Operador de Cabine Polivalente, de João Ricardo, pour faire court OCP, est un vaste programme de sons. Un seul et unique morceau d'une cinquantaine de minutes, nappé à l'endroit, à l'envers, parsemé de bulles de liqueur fragiles, frôlé d'insectes presque muets; le tout fixé à un espace de laboratoire à la fois souterrain et aérien. Machines en fonctionnement libres, débitant des informations incompréhensibles mais simplement audibles. Ce Sound Check d'OCP est en fait une histoire visuelle. On poursuit. On ressent une présence humaine après quelques sept minutes, due à l'approximation rythmique, aux sonorités industrielles en construction déconstructive, due à cette parfaite "métronomie" balbutiante, caressée par une basse qui se cherche dans un bocal fermé... Je l'écris comme je le vois. Le calcul bat l'insouciance des débuts par une série de structures faisant la course dans tous les sens. Epuisement, son de cloche, bris de verre percussifs non dissuasifs. C'est l'expérience et tout ne fonctionne pas comme l'Homme l'a prévue. La surprise, molle comme d'habitude, s'invite. Mais, OCP ne lâche pas le morceau. Il n'a pas dit son dernier souffle, maux à peine voilé quand on s'achemine vers les vingt minutes de combat ralentissime. Toujours une nappe en fond qui rappelle que le temps suit son cours. Un semblant de voix, bref et effacé, trouble à peine cet ensemble serein et instable quand on y réfléchit mieux. La coupure est lancinante, brodée en ondes simili radio. Retour de la machinerie et de l'aléatoire. Tant d'efforts pour un constat limpide: la fin nous dépasse. Et si accidents il y a, rien ne change pour autant.
Le calme, histoire d'une mélodie qui se construit d'elle-même, suite aux perturbations mécaniques et doucement brutales. Quelque vie réapparaît, à droite, à gauche, derrière ce mur de coton qui ne brûle pas encore. C'est reparti pour un tour industriel avec les moyens du bord, avec une idée différente de la construction. A tromper son environnement, on s'essaye à l'éternité maladroitement. La basse, cette fois, a tendance à sortir du vase. L'air est quand même difficilement respirable et elle suffoque. Cependant, le cadre est légèrement plus accueillant. Il semblerait même qu'une autre basse, un peu plus loin, démontre une certaine forme de multiplication de cellules. De quelques intempéries, on ne se soucie pas trop encore. Et pourtant, on devrait, tant certains coups freinent de violence l'évolution. Comme un tremblement de terre opaque et délibéré. On avance. On avance encore. On évite les gouttes, les chutes de rochers et l'eau glacée. Espèce en voie de disparition, la basse, une nouvelle fois, n'a pas supporté le changement climatique. C'est alors une procession. Une visite des maîtres de lieux. Ordonnée, régulière et puissante. Lessivant ce monde bancale et affreux. Place nette.
Peuvent intervenir des Dieux qui ne s'expriment qu'à l'aide d'un piano. Ils sont gauches car accompagnés de bestioles claudiquantes et malignes. Les serviteurs sont enchaînés et traînent la savate sur un sol qui s'écroule sans réelle conviction sous leurs pas. Les Dieux perdent un à un la magie qui les rend Dieux. Le piano se fait plus rude. Reste une mémoire qu'on fut Dieu un temps, les secondes pour le penser et s'habituer à sa nouvelle condition. Ce nouveau monde n'est pas plus accueillant que dans nos rêves. Il semble tout de même balisé, mais bon, à quoi bon le transformer qu'il se transforme de lui-même. Encore une fois, on se dit. Et on a raison.
Une société de fourmis. C'est là tout ce dont nous sommes finalement capables. Chacun son rôle bien défini. Ce grouillement perceptible qui rythme nos ébats, production, production, production. Les galeries se creusent. On se croise à peine, on souffre et souffle à couvert. On arrive au bout du tunnel et on comprend que derrière le trou, c'est le vide. Un vide en mouvement qui donne le vertige, qui tourne, s'élève pour plonger dans un autre vide plus bas. Des escadrons de basses volantes impriment au loin une autre conception du vide, une conception de liberté du vide, tellement libre dans ce vide qu'elle se noie dans ce vide. On la voit et on l'oublie. Le vide l'a avalée. On l'entend encore un peu, on l'imagine vidée de son sens le plus simple, de l'axiome qui l'a conduit jusque là.
Passé le cap du trois-quarts, on essaye de comprendre où s'est caché le laboratoire générique. La pulsation qui nous enveloppe tente de nous y conduire. On retrouve des mécaniques, des tableaux liquides, des bulles de liqueur et quelques basses dans des bocaux fermés. Effet puissant et relaxant. La justesse de l'histoire.
Et puis, non, silence! Et puis, oui, les nappes à l'endroit, à l'envers reviennent. Baignées de nouveau de sirops à piles combustibles. Terrain connu. Ca va mieux. On respire, on se dit qu'on n'a rien perdu depuis le lancement. On se dit qu'OCP est fou, mais qu'il a offert un bien beau moment...»
- LaFresto / October 07, 2006

«This is excellent. Not boring. 55 minutes of evolving sound. Very musical. Interesting textures.»
- Howard Moscovitz [EARLabs] / October 06, 2006

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cover:
©2006 João Ricardo
©2006 aeriola::behaviour
music:
©2006 João Ricardo
©2006 test tube


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